Codeurs LPC 31

Nos relations avec les professionnels

L’Education Nationale

L’apprentissage de la langue française orale et écrite est un des objectifs de l’école dans le cadre de la maîtrise du socle commun de connaissances, de compétences et de la culture. Le libre choix de communication peut conduire à un parcours en langue française uniquement avec ou sans la langue française parlée complétée ,ou avec le complément de la langue des signes française (choix bilingue).

La scolarisation des élèves ayant fait le choix d’une communication en LfPC peut s’effectuer dans une classe ordinaire, quel que soit le niveau d’enseignement, accompagnée par des Codeurs en LfPC.

Dans ce cas, les codeurs rencontrent les référents de scolarité qui sont le lien entre l’Education Nationale et la MDPH lors de la réunion d'Equipe de Suivi de Scolarisation (ESS). Les besoins en LfPC sont alors recensés et transmis à la MDPH. Une convention cadre de coopération a été signée avec l’académie de Toulouse dès septembre 2011 afin de concrétiser la reconnaissance de notre association par l’Education Nationale.

A la demande des Inspections Académiques des départements de la région, l’association Codeurs LPC 31 est amenée à animer des réunions d’information sur la surdité, la LfPC et le codage en classe pour des référents de scolarité ou des enseignants. L’objectif est de mieux appréhender la surdité et la Langue française Parlée Complétée afin d’assurer au mieux l’accueil des enfants sourds en classe ordinaire.

La MDPH

Depuis la rentrée 2008, nous sommes en contact avec plusieurs MDPH (Maisons Départementales des Personnes Handicapées) de la région.

Dans ce contexte nous rencontrons régulièrement la responsable du pôle enfant de la MDPH de Toulouse, ainsi que son équipe. Nous y évoquons les modalités d’intervention des codeurs en classe ainsi que le suivi des projets. De nombreux conseils nous sont dispensés afin de mieux informer les familles sur les prestations de de la MDPH.

Nous sommes ainsi largement invités par nos interlocuteurs de la MDPH à assister les familles dans le montage des dossiers de renouvellement de l’AEEH. Nous avons également la possibilité de les accompagner dans les locaux de la MDPH lors des rendez-vous avec les représentants du pôle enfant.

Les prestations de codage à destination des enfants sourds scolarisés sont, à ce jour, principalement financées, après notification de la MDPH par l'Allocation d'Education de l'Enfant Handicapé (AEEH) et/ou la Prestation de Compensation du Handicap (PCH). Néanmoins, ces allocations ne couvrent pas toujours la totalité des dépenses et les familles domiciliées dans les départements limitrophes sont lésées en raison des frais engendrés par les déplacements.

Le service ORL et l’audioprothésiste

Un enfant sur mille environ naît avec une déficience auditive.

Dans le cadre d’une surdité profonde (perte tonale moyenne comprise entre 91 et 119 dB), une proposition d’ implantation si elle est réalisable est faite à la famille. Qu’ils soient implantés (possédant un implant cochléaire), ou appareillés (possédant des prothèses auditives), la majorité des enfants sourds de la région sont suivis par le service ORL de l’hôpital Pierre Paul Riquet de Toulouse. Les enfants implantés sont pris en charge par l’UPIC (Unité Pédiatrique d’Implantation Cochléaire de l’hôpital Pierre Paul Riquet) qui assure les réglages et le suivi des implants.

Au-delà de l’aspect technique, il s'intéresse au suivi psychologique de l’enfant et à ses évolutions de perception et de production sonore. Depuis 2009, nous avons pu établir avec l’UPIC un partenariat qui permet une meilleure prise en charge du projet des enfants pour lesquels nous codons. On observe que les enfants implantés qui bénéficient de la LfPC dans leur vie quotidienne, acquièrent un bien meilleur niveau de langue et ont par voie de conséquence un meilleur niveau scolaire. Les enfants non implantés sont quant à eux suivis par un audioprothésiste qui assure les réglages et le suivi des prothèses auditives.